Une journée en Venise Verte .
Le Marais Poitevin ou le plaisir,
pour les randonneurs du club, de se laisser mener en bateau
Certains membres de la Section
Loisirs ont pu en l’espace de 9 jours naviguer sur l’Ill, la Lauch et la Sèvre
Niortaise. Après l’Alsace, c’est dans les Deux-Sèvres que nous sommes allés, le
24 septembre 2026, à la Venise Verte.
Arrivés en car, nous avons commencé
par la projection du Maraiscope à la Maison du Marais Poitevin de Coulon. Nous
avons appris grâce à une maquette animée l’histoire du Marais : marais
maritime, marais desséché, marais mouillé. L’aménagement par les hommes depuis
le XIème siècle représente des travaux considérables : canaux (plus de
8000 km) et rigoles creusés, arbres plantés… Pour lutter contre les inondations
en hiver et les assèchements l’été, il faut sans cesse entretenir le marais.
Dans les différentes salles de ce
musée, sont exposés photos, dessins, objets et même la typique barque maraîchine
ou « plate » ou « batai » selon des appellations locales.
On y trouve même une maison du Marais du XIXème siècle reconstituée. Tout cela
nous retrace la vie des hommes et des femmes qui se sont adaptés à ce milieu si
singulier.
Les « grillons », le
farci poitevin, le jambon grillé et ses « mogettes », spécialités
locales, nous attendaient au restaurant pour le déjeuner. Le gâteau à
l’angélique terminait le repas. Cette plante, l’angélique, dont la tige verte
est confite au sucre est très réputée à Niort et dans la région. Pour le
goûter, nous sera servi le tourteau fromager qui, sous sa croûte noircie, cache
un cœur clair, fondant et savoureux…
Le meilleur moment, en ce qui me
concerne, était arrivé. Il ne nous restait plus qu’à nous laisser aller, dans
les grandes barques, au fil de la Sèvre Niortaise. Un batelier, enfonçant
régulièrement sa pigouille dans l’eau, nous menait parmi les canaux. Nous
avancions, en silence (seulement troublé par les oiseaux …ou l’éclat de rire
d’une passagère) entre les berges bordées de frênes tétards. Ces arbres
emblématiques du Marais Poitevin sont caractéristiques en raison de leur taille
périodique tous les 5 ou 10 ans pour fournir du bois de chauffage, du fourrage
pour le bétail ou parfois un autre usage de menuiserie. Les peupliers, depuis
plus de 2 siècles, font également partie du paysage et constituent des atouts
importants au niveau économique, paysager, environnemental et culturel.
Parenthèse enchantée dans ce monde si anxiogène !
Ce moment entre eaux et terres avait quelque chose de magique. N’a-t-on pas vu,
d’ailleurs, des flammes surgir de l’eau ?
Le Marais Poitevin nous est donc
apparu comme une région où l’Homme a su, depuis le Moyen Âge, faire de terres
peu hospitalières une plaine agricole pour les cultures et l’élevage et d’un
« marais mouillé »une Venise Verte, un site touristique attractif.
Encore un bon point pour les
organisateurs de cette sortie qui a ajouté au plaisir de se retrouver celui
d’apprendre l’Histoire et la géographie autrement que dans les livres et de
profiter de sites magnifiques offerts par la Nature. Merci !
Pierrette





