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Le séjour en Bretagne vu par un GO défaillant/
Mardi 19 mai
À 8h30,
effervescence joyeuse devant le Foyer. C’est le départ pour une nouvelle
aventure en Bretagne, dans la région du Goëlo. Cette année, l’expédition prend
une forme différente : le voyage s’effectue en…minibus. Trente-six compères,
excités comme une bande d’écoliers, s’y entassent tout émoustillés. Direction
Rennes, Saint-Brieuc et …PAIMPOL.
Planté au
milieu du parking, l’âme en peine et la larme à l’œil, je regarde le convoi
s’éloigner. Je cherche un mouchoir dans ma poche et…surprise ! J’en retire
un, tout petit, « rouge comme la cerisette ». Un vrai mouchoir de
Cholet ! Puis, soudain, me rappelant mes jeunes années de colos, je me
suis surpris à fredonner tout bas :
« Quand
reverrai-je Paimpol et ses falaises,
Son église
et son grand Pardon…
J’aime
surtout la Paimpolaise
Qui m’attend
au pays breton… »
Cholet et
Paimpol, deux localités qui doivent leur popularité, quasiment mondiale, à un
célèbre barde breton : Théodore Botrel. En effet, « la
Paimpolaise » et « le Mouchoir rouge de Cholet », ses deux
chansons, ont fait le tour du monde et ont contribué grandement à faire
connaître ces deux petites villes.
En 1895, alors que cet inconnu dinannais traîne dans les cafés parisiens, un chansonnier du cabaret « le Chien Noir » est malade, on lui propose de le remplacer. En quelques heures, il compose un nouveau programme, dont « la Paimpolaise ». Il s’inspire du roman de Pierre Loti « Pêcheur d’Islande » qu’il vient de dévorer. L’histoire d’amour entre Gaud, la jeune bourgeoise et Yann, le pêcheur parti vers l’Islande, l’avait bouleversé. Pour la mélodie, pas de problème ! Il se sert d’un air de chasse entendu dans la forêt de Brocéliande. La carrière de l’élégant amateur de chansons grivoises est lancée…





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