Beaucoup moins poétique, une petite pause technique nous
délasse les jambes au cours de la matinée et, plus tard, on retrouve vraiment
le rituel obligatoire des séjours du club avec l’APERO qui précède le
pique-nique.
Les heures passent, les kilomètres s’enchaînent et
finalement, nous arrivons au VVF d’Obernai où une réception d’accueil nous
attend. Le poulet basquaise et le cheesecake et son coulis de fruits rouges
avalés, la fatigue se fait sentir et chacun regagne sa chambre.
Dès le dimanche
matin, une mise en jambes s’impose le long de l’Ehn, la rivière qui borde le
village vacances. Le midi, une plantureuse choucroute garnit pleinement nos
assiettes sur les tables de la Salle des fêtes de Meistratzheim. La promenade
digestive dans les rues du village nous permet de flâner parmi les divers
objets hétéroclites d’un vide-grenier et d’admirer les costumes folkloriques
des groupes venus défiler. J’ai bien essayé de vendre à bas prix, 2 ou 3 pour
le prix d’une, les Choletaises assises sur le trottoir mais sans succès. Au
retour, certains sont restés un peu à Obernai pour découvrir la ville et
papoter autour d’un pot bien sympathique.
Le lundi matin, Sébastien nous conduit à 764
m, en haut du Mont Sainte Odile où, couvertes de forêts, les falaises de grès
rose dominent la plaine d’Alsace. Rejetée par son père en raison de sa cécité,
Odile, fille du duc Etichon, consacrera
sa vie à la religion. Elle transformera le château de Hohenbourg en monastère.
On lui attribue des miracles, elle incarne pour beaucoup la résistance à
l’occupant prussien et devient la sainte patronne de l’Alsace. Son tombeau est
un lieu de pèlerinage. On ressent en ces lieux, au moins en ce qui me concerne,
une grande sérénité. La terrasse panoramique offre une vue imprenable et, par
temps clair, on peut voir jusqu’à la Forêt-Noire en Allemagne. N’oublions pas
le mystérieux Mur païen dont nous avons pu voir les vestiges dans la
forêt !
L’après-midi, la visite complète du château du
Haut-Koenigsbourg, perché à près de 800 m de haut se mérite en montant 300
marches. Après des siècles d’abandon, ce château construit au XIIème siècle a
été offert à Guillaume II qui le fait restaurer entre 1900 et 1908.
Le soir, apéro, repas + 1 glace et soirée dansante. Et c’est
alors qu’une femme fait son apparition et le moins qu’on puisse dire c’est
qu’elle ne passe pas inaperçue. Notre président aura l’honneur de danser en sa
compagnie.
Mardi, destination Strasbourg pour
découvrir la cathédrale Notre-Dame, le « prodige du gigantesque et du
délicat » dont parle Victor Hugo. On ne peut qu’admirer, au premier
regard, sa façade de grés rose dominée par sa flèche de 142 m de haut, sa tour
unique, sa statuaire, ses dentelles de pierre, sa rosace aux 32 gerbes de blé.
A l’intérieur, nous retiendrons l’architecture gothique flamboyante, l’ensemble
des nombreux vitraux, l’orgue accroché en nid de pie, la chaire, ses statues, son
petit chien qui exauce les vœux et le chef-d’œuvre de la Renaissance, l’Horloge
astronomique.
Le quartier de La petite France (rappelez-vous le « mal français »), autrefois quartier des besogneux, meuniers et tanneurs, nous réserve de jolis points de vue sur les maisons à colombages, les « Ponts couverts » et leurs tours carrées, le pont tournant du Faisan et le barrage Vauban. Après le repas au restaurant, à bord d’un bateau-promenade, nous continuerons notre visite de Strasbourg et enrichirons nos connaissances sur cette capitale européenne. La journée se terminera pour certains, au VVF, par une animation Jeux : Juste prix, N’oubliez pas les paroles…
(Photos en fin d'article ! cliquez ci-dessous pour la suite)
Le mercredi matin, nous nous retrouvons à 800 m
d’altitude, au cœur des Vosges devant l’entrée grillagée du camp de
concentration du Struthof. Le brouillard, le froid et l’émotion nous pénètrent.
50 000 déportés venus de toute l’Europe occupée par les Allemands ont vécu
là, dans des conditions inhumaines, des atrocités du régime nazi. 17 000
personnes y sont mortes. Ce camp, créé dans une Alsace annexée pour, à
l’origine, exploiter un filon de granit rose destiné aux grands travaux de l’Allemagne,
est devenu un des hauts lieux de la mémoire nationale française.
Riquewihr, petite ville que le Riesling a rendue prospère
nous accueille pour l’après-midi. Les fortifications de ce village du Moyen Âge
datent principalement des XVème et XVIème siècles. Certains membres de la
Section Loisirs flânent, comme les 2 millions de visiteurs annuels, dans ses
ruelles aux maisons typiques du XVIème siècle et d’autres randonnent sur les
hauteurs. Le point de vue est alors magnifique, Riquewihr repose dans un écrin
de verdure formé par les massifs forestiers des Vosges, la plaine d’Alsace et
ses villages pittoresques et les coteaux plantés de vignes. Attention, pas
question de toucher aux précieuses grappes de raisin ! Une seule, même
offerte gentiment, vaut de l’or, à en croire un propriétaire hargneux.
Soirée Karaoké après le dîner VVF, on pourra m’entendre chanter avec Mireille mais aussi Roger et Joseph et notre Adamo de la Section, Gaëtan. Philippe élèvera aussi la voix mais pour « virer » la femme déjà remarquée lundi. Elle doit penser qu’elle est la vedette de la soirée en dansant lascivement, en jouant la diva avec les rideaux, en interprétant une ou 2 chansons avec force manières. Bon débarras !
Jeudi, jour de repos du chauffeur, on a le choix entre la rando et un tour de marché à Obernai. Plusieurs feront les deux et totaliseront ainsi plus de 13 km dans la journée. En effet, l’après-midi, retour à Ehineim du nom en 778 du ruisseau qui le traverse. Notre guide nous rappelle l’histoire compliquée de l’Alsace qui a si souvent changé de nationalité et le regard suspicieux de la population française sur ses habitants qui ont été amenés à obéir à des lois allemandes. Elle nous emmène sur les remparts du XIIème en choisissant de passer dans le quartier d’une ancienne filature textile. A cette occasion, elle tient à signaler qu’Obernai est un pôle industriel et économique majeur dans le Bas-Rhin de plus de 9200 emplois. La balade continue révélant un riche patrimoine architectural : la synagogue avec ses « pavés de la mémoire en laiton encastrés dans le trottoir », la Place du Marché, l’ancienne Halle aux Blés, l’Hôtel de Ville et son balcon du XVIIème, le Puits aux six seaux, l’église St-Pierre-et-St-Paul du XIXème. Et, bien sûr, les nombreuses maisons anciennes, notamment une en pierre de 3 étages du XIIIème siècle.
Après le dîner, une soirée folklorique est proposée. Nous
passons un très bon moment en compagnie d’un présentateur, d’un accordéoniste
et de deux couples de danseurs. Nous apprenons que les costumes donnent des
indices sur ceux qui les portent : la coiffe, la couleur des tabliers, les
boutons des vestes…Rien qu’en regardant une femme en costume traditionnel, un
homme sait déjà si elle est mariée, si elle vient de la campagne, si elle est
catholique. Pas besoin de poser des questions indiscrètes embarrassantes, un
gain de temps finalement ! Nous nous laissons entraîner par les airs
alsaciens.
Le vendredi matin, ceux qui le peuvent vont
parcourir à pied la ville de Colmar, une des plus visitées d’Alsace. Son nom
vient de Columbarium, Le Pigeonnier. A l’entrée de la ville, une réplique de 12
m de haut de la Statue de la Liberté nous interpelle. Elle a été inaugurée en
2004 pour les 100 ans de la disparition de Bartholdi né à Colmar.
On retrouve les canaux et l’architecture médiévale
préservée : les maisons à colombages colorées fleuries des traditionnels
géraniums, les oriels ou avancées vitrées qui ressemblent à des balcons fermés
ou baies en saillie, l’Ancienne-Douane, la Collégiale St-Martin, la Petite
Venise, l’ancien quartier des Tanneurs…
Nous nous asseyons sur les bancs du Champ de Mars pour
pique-niquer avant de repartir pour une promenade en barque sur les canaux de
la Petite Venise. Bob, le héron cendré ne semble pas préoccupé par les nombreux
touristes qui font la queue tout près de lui…
Un séjour en Alsace ne peut se faire sans parler de ses vins
donc nous le finirons par la visite de la cave du Domaine Blanck. Crémant, vins
blancs alsaciens et bretzels sont au programme de la dégustation. La visite de
la cave traditionnelle nous laisse voir d’imposants fûts centenaires en chênes
dont certains sont ornés de sculptures.
Le repas du dernier soir se termine par un bon vacherin. Nous n’aurons d’ailleurs pas à
nous plaindre de la cuisine du VVF ni des serveurs bien sympathiques.
Le séjour est terminé, le
samedi 19 septembre 2026, nous prenons place dans le car pour un retour à
Cholet. Il semblerait qu’un virus a contaminé plusieurs personnes. On entend
les toux et les reniflements tout au long du voyage. Françoise remet de
l’animation en proposant son quiz. Tout le monde participe et chacun reçoit un
lot selon l’exactitude de ses réponses. Jusqu’au bout ce séjour aura été
agréable et enrichissant. Vivement l’année prochaine !
Pierrette.
**********************************
Lien photos transmis par Gaëtan : "Alsace 2026-2"
*******************
Autre lien : "Alsace 2026" Transmis par j.m..
Dans One Drive en haut à droite :

